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L’emploi des jeunes de 15-24 ans, il est temps de mieux faire (pour tous) !

Extrait de l’article publié dans Challenges N° 275 sur l’emploi des jeunes et titré « des rigidités qui nuisent aux jeunes ».

Le chômage des jeunes en France est le résultat du fonctionnement dit « dual »du marché du travail. Il y a 15 ans, les économistes Dale MORTENSEN et Christopher PISSARIDES, prix NOBEL 2010, ont démontré qu’un système combinant protection de l’emploi pour les CDI et précarité pour les autres est générateur de chômage, surtout pour les plus jeunes : en raison des freins juridiques qui limitent les licenciements, les entreprises hésitent à embaucher en CDI car elles anticipent une situation risquée et coûteuse en cas de mauvaise conjoncture. De nombreux pays, dont la France, ont alors autorisés les contrats à durée limitée. Mais, n’ayant pas réglé le problème de fond de la surprotection des contrats à durée indéterminée, ils ont créé une catégorie de salariés alternant CDD et périodes de chômage.

C’est ce qui à conduit les économistes Pierre CAHUC et Francis KRAMARZ à recommander, en 2004, de supprimer cette dualité au profit d’un contrat unique, plus souple, accompagné d’une taxe sur les licenciements afin de responsabiliser les entreprises.

Autre élement du marché du travail susceptible de porter préjudice aux jeunes, selon certains économistes : le niveau élevé du salaire minimum.

L’étude de David NEUMARK et William WASCHER, qui a utilisé une base de donnée couvrant 17 pays de l’OCDE, sur une période de 1975 à 2000, à montré que la création d’un salaire minimum constitue un frein à l’emploi des jeunes. Mais cet impact est tempéré dans les pays qui proposent aux jeunes des accompagnements renforcés vers l’emploi. Plusieurs études internationales, dont celle de John MARTIN et David GRUBB de l’OCDE, en 2001, se sont aussi intéressées aux remèdes conjoncturels, comme les emplois aidés spécifiquement aux jeunes. Toutes expliquent que ces contrats subventionnés dans le secteur public mènent très rarement vers un emploi dans le privé. Car les qualifications acquises ont peu de rapport avec les besoins des entreprises. Pourtant, en France, l’impact de ces programmes a été peu évalué malgré leur coût.

14
nov 2011
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Serge GUERIN, sociologue et auteur de "La nouvelle Société des seniors"
11
nov 2011
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